Un outil se juge à une seule chose : est-ce que Nadia a fermé son fichier Excel ?
Chez vous, elle ne l'a pas fermé. Elle a eu raison.
Aucun engagement avant l'entretien.
Cher dirigeant,
Vous avez une Nadia.
Elle s'appelle peut-être Karim, ou Hassan, ou Madame Bennani. Peu importe. Vous voyez très bien de qui je parle.
C'est elle qui tient « le fichier ». Des milliers de lignes, avec des couleurs dont elle seule connaît le code. Le vert veut dire payé. L'orange veut dire « presque ». Le rouge, plus personne ne sait.
Quand un client appelle, on répond : « Attendez, je demande à Nadia. »
Quand Nadia est en congé, on répond : « Rappelez lundi. »
Vous avez déjà essayé d'en sortir.
Il y a un an ou deux, vous avez acheté un logiciel. Une démonstration impeccable, un commercial souriant, une formation d'une demi-journée.
Les premières semaines, tout le monde a fait l'effort.
Puis une commande urgente est arrivée. Le logiciel demandait onze champs. Nadia a rouvert son fichier, « juste pour cette fois ».
Aujourd'hui, le logiciel tourne toujours. Vous payez l'abonnement. Et tout se passe sur Excel et sur WhatsApp.
Vous n'êtes pas un cas isolé. La Banque mondiale l'a écrit sur les entreprises marocaines : les outils sont achetés, puis sous-utilisés.
Et ce n'est pas la faute de Nadia.
Elle n'a pas rejeté l'outil. L'outil ne connaissait pas son métier.
Deux calculs, avec vos chiffres.
Le premier : la recopie.
Suivez une seule commande, du premier message jusqu'à la facture. Comptez combien de fois la même information est recopiée. Du téléphone au cahier. Du cahier au fichier. Du fichier au bon. Du bon à la facture.
Multipliez par vos commandes d'une journée. Puis par une année.
C'est le temps que vous payez pour recopier. Et chaque recopie est une chance de se tromper.
Le second : les trois jours.
Le jour où Nadia est malade : vous ne savez plus qui a payé.
Le jour où elle démissionne : elle part avec la mémoire de votre entreprise, et elle ne vous doit qu'un préavis.
Le jour où elle demande une augmentation : vous savez tous les deux qu'elle peut la demander.
Combien vous coûterait chacun de ces trois jours ?
Pourquoi le premier outil a échoué. Et pourquoi l'agence échouera aussi.
Le logiciel du marché a été fait pour une autre entreprise que la vôtre. C'est à vous de travailler comme lui.
Alors vous pensez au sur-mesure. À Casablanca, une agence annonce sur son propre blog 150 000 à 250 000 DH et quatre mois pour une application simple.
Et sa première phrase sera : « Envoyez-nous votre cahier des charges. »
Relisez-la lentement.
On vous demande, à vous, de décrire un outil que vous n'avez jamais vu.
C'est demander au malade de rédiger son ordonnance.
Vous décrirez ce que vous faites déjà. Le fichier de Nadia, en plus propre. Défauts compris. Et l'agence le construira tel quel.
Dans les deux cas, la même erreur : personne n'est venu regarder Nadia travailler.
Le plan avant le code.
Je commence par là.
Une demi-journée chez vous, assis à côté d'elle. Je ne touche à rien. Je regarde par où passe une commande, combien de fois elle est recopiée, et à quel endroit elle se perd.
Puis je me pose la question qu'un développeur ne se pose pas : où cette entreprise gagne-t-elle de l'argent, et où en perd-elle ?
Au cinquième jour, vous lisez le Plan de l'Outil. Quelques pages, en français. Ce que l'outil fera, pour qui, avec quelles règles.
C'est le cahier des charges. Sauf que c'est moi qui l'ai écrit.
Et au dixième jour, c'est Nadia qui l'essaie. Pas vous. Elle.
Si elle n'est pas convaincue, vous ne le serez pas non plus. J'arrête, et je rembourse votre acompte.
Vos phrases, une par une.
Pourquoi je peux l'écrire à votre place.
Parce que j'ai eu votre problème avant vous. Dix agences, cinquante personnes, et aucun logiciel qui collait à notre façon de travailler. J'ai conçu le nôtre.
Depuis, j'en ai conçu plus d'une douzaine. La gestion des places d'un parking sécurisé. Le suivi des véhicules d'une société d'investissement automobile. L'automatisation de tous les process d'un négociant de camions. Le pilotage d'un restaurant. Le suivi comptable d'un family office. Une plateforme de 1 200 comptes clients.
Je ne suis pas un développeur à qui on explique un métier. Je suis un dirigeant qui construit des outils.
« On avait un logiciel depuis deux ans. Jérémy a passé une matinée à côté de moi, sans rien dire. Le vendredi, il m'a montré trois étapes qui ont changé ma façon de travailler. Un mois plus tard, j'utilisais un nouvel outil, adapté à mon métier, qui me fait gagner un temps fou. »
« J'ai enfin un menu interactif, et mes clients l'adorent. J'attendais ce moment depuis six mois, toujours dans l'attente du devis d'une agence. »
Trente jours.
Je suis chez vous. Je regarde.
Vous lisez le Plan de l'Outil.
Votre équipe l'essaie sur une vraie commande.
Démonstration de l'outil complet.
Formation en deux sessions.
Mise en service. Puis trente jours d'ajustements, inclus.
Un mardi matin, quelques semaines plus tard.
Nadia est en congé.
Un client appelle. Vous ouvrez votre téléphone. Vous avez la réponse avant qu'il ait fini sa phrase.
Personne n'a dit « Rappelez lundi ».
Pour les demandes reçues avant le 15 octobre 2026, minuit.
À minuit, les demandes passent à la fenêtre suivante et les bonus réservés à la première demande repartent à zéro.
Le prix.
45 000 DH. Trente jours. Six heures de votre temps.
Trois à cinq fois moins que l'agence. Sans commercial, sans chef de projet, sans réunion de cadrage : il n'y a que moi entre votre métier et l'outil.
Le cadre est net : vos outils internes, jusqu'à cinq modules, vingt utilisateurs, trois niveaux d'accès. Comptez ensuite 250 à 350 DH par mois d'hébergement, sur des comptes à votre nom.
Deux garanties. La seconde va contre mon intérêt.
La prochaine place.
Je ne publie pas le nombre de places. Je construis moi-même, donc je prends peu de projets à la fois, et le prochain ne s'attribue qu'après un entretien.
Les demandes reçues avant le 15 octobre 2026 sont étudiées dans la quinzaine. Les suivantes passent à la fenêtre d'après.
Pas pour vous si personne dans votre équipe ne peut me consacrer une heure par semaine. Pas pour une application ouverte à vos clients : celle-là se chiffre à part.
Jérémy Prost
Operating PartnerP.-S. Demandez à Nadia, demain matin, d'ouvrir le logiciel que vous payez. Regardez combien de temps elle met à retrouver son mot de passe. Vous aurez votre réponse.
P.-P.-S. L'assistant IA va à la première demande acceptée de la fenêtre. Pas à la deuxième.